samedi 11 mai 2013

Le remaniement: la France est sauvée

Une information essentielle: François Hollande remanie le gouvernement... bientôt


Grande nouvelle: François Hollande prévoit de remanier le gouvernement.

Quand? Pas de date précise.

Pour quoi faire? On verra ce qu'on verra.

Une information capitale, dont les journalistes ont jugé utile de nous rebattre les oreilles. Un jour, je demanderai à un de ces journalistes les raisons qu'il a de s'attarder sur ces non-événements dont les Français n'ont rien à faire.

Passons.

Donc François va remanier. Qu'est-ce que cela veut dire? il va destituer deux ou trois ministres socialistes, en permuter un ou deux autres (n'oublions pas qu'un militant est omniscient et peut exercer indifféremment n'importe quelle responsabilité -il est vrai que cela ne change rien au final). Il intégrera probablement deux ou trois autres militants socialistes ou socialistes tendance Mélanchon...

Et avec tout cela, il prétendra que tout va changer, que le chômage va baisser, que la croissance sera de retour sur les clochers des alentours...

Par quel miracle cela fonctionnerait-il? Il remplacera des incompétents issus du parti socialiste par d'autres incompétents issus approximativement du même parti. Le  manque d'idées nouvelles succédera au manque d'idées nouvelles. Cela, bien sûr, ne produira strictement aucun résultat. Tous issus du minable chaudron socialiste, ils seront parfaitement incapables de faire évoluer quoi que ce soit. Mais ça fait chic, sur un cv: ministre. Un cv ne demande pas que l'on produise des résultats. Et quand bien même! ceux qui mentent sur leur cv sont nombreux.
 

Attendons-nous à des lendemains qui chantent!


Dans l'industrie, quand on procède à un recrutement, la compétence est un facteur clé. Pas en politique.

En politique, il faut prendre en compte la capacité de nuisance, pas la capacité de créer.

François Hollande va donc remanier le gouvernement. Pas pour améliorer la situation, bien sûr, mais pour préserver son petit confort, pour se redonner un sursis, pour faire taire deux ou trois braillards, et pour distraire les journalistes en espérant que cela remontera sa cote de popularité au-delà des 20%.

Le tout, aux frais des Français. Pour rien. Simplement parce qu'il en a le pouvoir en vertu d'une constitution dépassée.

Il faut en finir avec les partis, bon sang!

Le Citoyen Sans Parti.

Happy Birthday Mr President!


Hé bien! François, nous fêtons en ce moment ton premier anniversaire à la présidence.

Il paraît que cela se fête, selon les journalistes, toujours en manque d’occasions de se rappeler l'ancien régime.

Alors fêtons-le en faisant un rapide bilan:
 

Un bien beau bilan


  • Le chômage? En hausse.
  • La dette? En hausse.

Ah! J'oubliais: le mariage pour tous. Bravo, ça a marché. Ca ne concerne presque personne, ça n'a aucun impact sur la crise, le chômage ou la dette, mais ça donne un vague sentiment de satisfaction. Comme la peine de mort, cela ne demande aucune intelligence ni compétence. Simplement, ça se décrète.
 

La garantie de l'impunité


Mais après tout, la constitution te garantit une totale impunité (art. 67, voir le texte complet disponible en marge): aucun compte à rendre sur l'état où tu auras mis la France dans 4 ans; mieux, tu te représenteras sûrement, car la politique est le seul secteur où l'échec n'entraîne pas de sanction. Et le pire, c'est que, compte tenu de la médiocrité de ceux d'en face, tu as toutes tes chances de continuer de vivre aux frais de la république 5 ans de plus. Et si jamais tu es battu, il te restera une sinécure au parlement, le conseil constitutionnel, tes diverses indemnités, ta retraite de "haut" fonctionnaire qui n'a jamais réellement produit quoi que ce soit... Que du bonheur.

Et vive les partis politiques!

Et Happy Birthday!

Le Citoyen Sans Parti

mardi 16 avril 2013

Pour en finir avec Cahuzac


La confession de Cahuzac... et après?


Ca y est, Cahuzac s'est confessé, demande pardon, etc. Cela fera les gorges chaudes du petit monde politico-médiatique.

Et après?


A supposer qu'il soit sincère, que mérite-t-il?

Franchement, il s'est contenté de frauder et de mentir. Ca ne mérite pas la prison. En revanche, que diriez-vous de confisquer tous les avoirs litigieux, complétés par une coquette amende, une inéligibilité assez longue et, pour finir, l'obligation de travailler pendant une dizaine d'année au SMIC dans le cadre d'une mission d'intérêt public (hôpital, prison, maison de retraite, etc.)?

Voilà qui, à mon avis, serait tellement plus dissuasif pour tous ces militants.

Et surtout, cessons de parler de Cahuzac, revenons aux choses sérieuses: la crise, et l'incapacité des militants de partis à y faire face.

Le Citoyen Sans Parti

mercredi 10 avril 2013

Le choc de moralisation

Au moment où la France paraît découvrir avec quelle facilité on peut, en politique, vivre sur le dos de la République en quasi-totale impunité -pour un de pris, combien courent-ils encore?, François Hollande nous fait encore rire avec une "idée" probablement soufflée par les conseillers de l'Elysée -à ma connaissance, François Hollande n'a jamais eu d'idée personnelle.
               

Le choc de moralisation


François Hollande a découvert le mot "choc"; il veut nous le montrer en le mettant à toutes les sauces: choc de compétitivité, choc de simplification, choc de moralisation.

Je suppose que l'idée de choc lui sert à exprimer la vitesse, l'énergie, la motivation... des éléments que l'on ne retrouve pas dans son traitement des VRAIS problèmes: chômage, crise, dette...

Bref, le choc de moralisation lui permet de distraire le contribuable, rien de plus.
                     

L'inutilité de l'idée de Hollande


Hollande n'ayant pas fait de véritables études, il n'est pas capable de comprendre à quel point son idée de choc de moralisation est inutile.

Tous ceux qui ont pratiqué, dans leurs études et sur le terrain, les méthodes de résolution de problèmes savent qu'il ne sert à rien de s'attaquer aux symptômes; ce sont les causes qu'il faut extirper.

Or, dans le cas présent, Hollande propose d'éliminer les symptômes; son raisonnement est le suivant: "Je vais renforcer les sanctions et le processus pseudo-déclaratif; du coup, si quelqu'un est pris, il sera très sévèrement sanctionné (sans rire!). En revanche, je n'essaierai pas de comprendre où sont les causes pour essayer de les éliminer, c'est trop compliqué."

Résultat: la seule chose qui comptera, comme aujourd'hui, sera de ne pas être pris, pas d'être honnête. Hollande contraindra -peut-être! les voyous à un peu plus d'imagination, mais il ne les fera pas disparaître de la "classe" politique (je mets le mot "classe" entre guillemets chaque fois qu'il est suivi du mot "politique", cela nous rappelle que la France n'est pas une démocratie)

De la même façon, sur France Culture ce matin, un invité -Pierre Lascoumes, sociologue et juriste- nous expliquait -avec le ton de celui qui découvre l'eau chaude et qu'il faut féliciter pour sa clairvoyance- que la stabilité de la "classe" politique était un problème, sa professionnalisation était un problème, etc.

Bref, tout ce dont traite ce blog depuis son début, tout ce que j'écris depuis près de 20 ans.

Mais là encore, sa seule réponse concernait le traitement des symptômes, pas des causes. Un niveau d'analyse extrêmement faible, mais parfaitement conforme à la pensée dominante. Ses seules propositions: pas de cumul des mandats, ni dans le temps ni dans les fonctions, etc.
                

Les partis, causes des problèmes.


Je refais donc, pour les plus attardés d'entre nous, le diagnostic.

La corruption provient de deux facteurs:
  • la stabilité: un individu démarre une "carrière" politique, il faudra la plupart du temps arracher son cadavre à son fauteuil plusieurs décennies après, pendant lesquelles il aura grassement vécu de la République
  • le réseau: un individu qui dispose d'une durée quasi-illimitée d'accès à des responsabilités publiques sera soumis à davantage de pression de tous les lobbies existants; même s'il est honnête à la base, il pourra craquer beaucoup plus facilement.
           

Une réponse simple...


La solution est simple: pas de politique professionnelle.

Le tirage au sort des députés résout de manière évidente et immédiate ce souci de stabilité et de durée -au-delà de tous les autres avantages que j'ai décrits par ailleurs (voir par exemple ici)

Les futurs élus ne se connaissent pas a priori; donc pas de constitution de réseaux.

Ils sont élus pour un mandat unique; donc pas de stabilité personnelle.
                      

... mais qui casse les partis, qui sont des lobbies comme les autres



Le seul "inconvénient": cela signfie la fin du système des partis, la disparition de ces groupes de pression -après tout, les partis sont-ils autre chose que des lobbies pour faire pression sur les citoyens?

Donc, la mise au rencart de ces militants désuets, dépassés par les problèmes du 21ème siècle.

Quand donc en finirons-nous avec les partis?

Le Citoyen Sans Parti

jeudi 4 avril 2013

Un non-événement: l'affaire Cahuzac

L'affaire Cahuzac... et alors?


Apparemment, sujet de Cahuzac, délinquant financier, passionne.

C'est certainement une bénédiction pour la gauche, qui détourne -involontairement- l'opinion du problème du chômage, de la crise...
 

Faut-il juger Cahuzac?


Bien sûr. S'il est coupable, je pense qu'il doit passer le reste de ses jours à travailler au smic au bénéfice de la collectivité. La prison est ridicule dans ce genre d'affaires.
 

Est-ce vraiment grave?


Ce que l'on reproche à Cahuzac est vraiment une peccadille.

Je reprends les mots de Ayrault: "c'est la faute d'un homme, pas d'un parti..."

FAUX! Les partis sont des catalyseurs pour les comportements délinquants, en concentrant des individus à l'ego sur-dimensionné, aux capacités limitées, et convaincus par dessus tout de détenir la vérité.

Quant aux mots de Hollande: "Il a menti aux plus hautes autorités de l'état, il a menti aux Français, c'est inacceptable!"

A mourir de rire!
  • Quand Hollande promet d'inverser la tendance du chômage (sans fournir aucun élément scientifique ou rationnel pour appuyer cette promesse), il ment aux Français!
  • Quand Hollande promet de faire repasser le déficit sous le seuil des 3% dans un délai bref, il ment aux Français!

Les mensonges de Cahzac coûtent des millions, ceux de Hollande coûtent des milliards.

Mais Hollande ne court pas le risque d'être traduit en justice: l'article 67 de la constitution le déclare irresponsable de toutes ses décisions.

Il est temps d'en finir avec les partis.

Le Citoyen Sans Parti

lundi 25 mars 2013

Sarkozy mis en examen

Sarkozy mis en examen pour des peccadilles, pas pour l'ensemble de son œuvre

Ainsi, Sarkozy est mis en examen pour abus de faiblesse. Il aurait profité de la sénilité d'une vieille dame richissime pour obtenir un financement de sa campagne.

Je ne discuterai pas du fond: il est présumé innocent, tant qu'une décision contraire n'est pas rendue, même si une mise en examen constitue par ailleurs une possibilité non négligeable de culpabilité.

Ce qui m'intéresse est davantage la réaction des militants.
 

Être juge en France: un métier risqué?


J'ajoute tout de suite que tout ce qui suit s'applique aussi au cas d'un Cahuzac, ou tout autre individu de cet acabit. Bref, à tous les militants.

Le juge Gentil est traîné plus bas que terre par les amis de Sarkozy. Pourquoi? S'il n'a rien fait, la justice lui rendra raison.

Le problème n'est pas là. Quand Guaino accuse le juge de porter atteinte à la République, d'être le déshonneur de la Justice et des institutions, il exprime toute la détestable mentalité du militant.

Ce qui est déshonorant, pour Guaino, ce n'est pas que Sarkozy ait permis de penser, par sa conduite, qu'il aurait pu abuser d'une vieille dame; c'est que le juge se soit permis de rendre ce fait public.

Ce qui est grave, pour Guaino, c'est que Sarkozy, qui n'a manifesté aucune compétence particulière à la tête de l'état, puisse être empêché de se représenter en 2017, pour un quinquennat aussi minable que le premier.

Ce qui est grave, pour Guaino, c'est que les militants, qui sont, dans son esprit, le sel de la politique, puissent être inquiétés par la justice, alors qu'ils sont teeeeellement dévoués au service de la France.

Il faut bien comprendre la mentalité du militant. En admettant que Sarkozy soit coupable, tout cela n'est pas grave, car il agissait pour le bien des Français. Nous devrions lui être reconnaissants.

Quelle ingratitude de la part du citoyen envers le militant!
 

Faut-il juger Sarkozy?


Sarkozy est un simple citoyen, rien ne doit le soustraire à la justice. Mais les peccadilles qui font l'objet des médias ne sont rien en regard de ce qu'il a coûté au pays: augmentation de la dette, du chômage, du déficit du commerce extérieur, etc.

C'est pour ces fait-là que je voudrais le voir juger! Et condamner.

Ce n'est pas possible, car la constitution (article 67) prévoit qu'il ne peut être tenu pour responsable pour ces faits.

Ainsi, un groupe d'individus (les militants) peut ruiner un pays, on ne peut leur demander aucun compte de l'exercice du pouvoir, au motif qu'ils se sont dévoués au bien commun. Je rappelle que c'est faux! Nul ne leur demande ce dévouement. Ils sont poussés par leur seule ambition personnelle, et leur conviction malsaine d'avoir raison.

Il faut en finir avec les partis.
 

Le Citoyen Sans Parti.

mercredi 20 mars 2013

Travailler plus... ou moins

Débat stérile sur France Culture


A la suite d'un débat sur France Culture dans l'émission d'Hervé Gardette -excellent comme toujours, j'ai pris la décision de poster ici le commentaire que j'ai laissé sur le site de l'émission.

Je n'ai pas pour habitude de m'exprimer sur les sujets politiques, car chacun peut avoir ses idées propres, les miennes ne valent pas mieux que celles des autres.

Mais cette fois-ci, je fais une exception: le débat opposait deux chevaux de retour de la politique: Pierre Larrouturou, socialiste, adepte de la réduction du temps de travail depuis une vingtaine d'année, et Hervé Novelli, UMP, patron de PME tendance 19ème siècle.

J'ai décidé de publier ce commentaire, car les deux individus sont représentatifs de la pensée impuissante des militants, qu'ils soient de gauche ou de droite. Mauvaise analyse, mauvais diagnostic, mauvais remède.

Si l'un des deux avait la moindre chance d'avoir raison, la crise serait derrière nous depuis longtemps.

Le débat gauche-droite: un débat perdant-perdant


Tant que les affaires publiques seront confiées -confisquées serait plus juste- aux partis politiques, rien ne changera. le débat gauche-droite restera la confrontation de deux incompétences.

Voilà mon commentaire; je vous conseille d'aller réécouter cette émission ici.

"Belle partie de ping-pong ce soir entre deux personnes n'ayant rien à dire.
J'ai aimé Larrouturou disant: "Le rôle du citoyen est de pousser les politiques à l'audace". En démocratie, le citoyen s'affranchit de cette classe politique stérile et peut lui-même développer ses idées. Ce n'est pas le cas en France. Mais c'est un autre débat.

Le fond du problème est le suivant: nous vivons aujourd'hui sur une conception de l'économie héritée de Bismarck: l'économie de surplus. Le temps de travail est hors du sujet du plein emploi.

Au début du xxème siècle, la mécanisation et la disponibilité énergétique ont entraîné une réduction drastique des coûts qui a permis à l'économie de dégager des surplus. Ces surplus ont financé un début de protection sociale. Mais les dépenses sociales de l'époque -éducation, santé, retraite, chômage- étaient limitées: études courtes, espérance de vie à peine au-dessus de l'âge de la retraite...
Aujourd"hui, nous demandons au secteur marchand de dégager des surplus de plus en plus élevés:
- allongement de la durée des études (coûts de l'éducation)
- allongement de la durée de la vie
- santé
- et rémunération excessive des actionnaires
alors que les gains de productivité ont diminué les besoins en emplois dans le secteur marchand, mis par ailleurs en concurrence avec les pays à bas coût de main d'œuvre.

La seule réponse des militants est: croissance! Plus de secteur marchand dégagera plus de surplus pour financer plus de social! C'est voué à l'échec puisque les surplus du secteur marchand diminuent, mais les besoins de financement du secteur "social" augmentent, et ce mouvement continuera:
- le sens de l'histoire va vers une prédominance du secteur "social"
- les consommations de ressources naturelles qui sont à la base du secteur marchand ne peuvent progresser massivement -ce serait de la folie écologique.

La seule bonne question à se poser -question hors de la portée d'un Larrrouturou, d'un Novelli, a fortiori d'un militant politique quelconque est: comment abandonner l'économie de surplus héritée de la révolution industrielle?

Juste une question de modèle. Mais une question qui demande la capacité à inventer, pas la capacité à reproduire (mal) des schémas plus que centenaires."

Naturellement, vous êtes libre de penser que Larrouturou ou Novelli vont résoudre la crise. Ils vivent tous deux de la République, c'est un début de réponse.

Cordialement

le Citoyen Sans Parti