jeudi 4 juillet 2013

Delphine Batho et le Koz'Vitt

Merci Delphine Batho


Je tenais à remercier Delphine Batho.

Non pas pour le rôle qu'elle a joué au ministère de l'écologie. Les journaux s'accordent à dire qu'elle fut une erreur de casting, et quelle était arrivée là sans compétence sur le sujet. Du coup, elle n'avait aucun résultat, rien qui lui aurait permis de faire remonter Hollande dans les sondages. Ajoutons à cela que son personnel semble dire qu'elle posait des problèmes relationnels, et nous ne nous étonnerons pas de ce limogeage.

Un an pour s'installer


Cohn-Bendit disait que c'était dommage, car elle "commençait à s'installer dans son rôle de ministre de l'écologie". Je lui réponds que la politique est bien le seul endroit où l'on peut être grassement payé pendant un an avant de commencer à prendre la mesure de sa fonction.

Ce délai d'un an pour s'installer dans une fonction est d'ailleurs incompréhensible. Il suffit en effet de 10 minutes pour passer les consignes entre deux ministres qui se succèdent. C'est manifestement une fonction très simple! Comment dès lors est-il possible de prendre UN AN pour s'installer dans une fonction aussi simple?

Une réponse simpliste serait de rappeler ce que j'ai écrit par ailleurs: une fonction exécutive s'obtient sur une appartenance, pas sur une compétence, ce qui pourrait expliquer ce délai.

C'est là que je remercie Delphine Batho; un examen rigoureux de la "cérérémonie" de passage de témoin m'a permis de comprendre les raisons de ce mystère.

Il y a en effet deux cas de passage de témoin

Premier cas: on passe le témoin à un ministre de l'autre bord


Dans ce cas, on a envie de lui savonner la planche. Voici un exemple type de passage de témoin entre deux militants de bords opposés.

Le sortant: Salut! Bon écoute, c'est ultra-dur, tu vas en baver, en voir de toutes les couleurs, tu n'auras aucun résultat et tu te feras shooter comme tout le monde.

Le prenant: Super! Ca a l'air motivant!

Le sortant: Pas de panique, tu me plais, je vais t'aider en te disant tout ce que je sais.

Le prenant: Ca c'est vachement sympa!

Le sortant: Mais bon, c'est un ministère super compliqué. Il y a beaucoup de choses à dire, et je suis un incroyable bosseur, donc j'ai commencé plein de choses. Pour gagner du temps, je vais utiliser un langage super efficace. Comme tous les militants, tu a appris à parler le koz'Vitt?

Le prenant: ah ouais! le koz'vitt... euh... c'était il y a quand même longtemps.

Le sortant: pas de souci! Ca ne s'oublie pas. Je commence: (voix suraigue, type passage de bande son en accéléré). Et voilà! Maintenant tu sais tout en détail, et ça nous a à peine pris 10 minutes! Difficile de transmettre autant d'infos en aussi peu de temps. Regarde les journalistes... Souris!

Le prenant: Euh... merci, je ne sais pas quoi dire!

Le sortant: Bon c'est pas tout ça, faut que je retrouve un boulot bien payé aux frais de la république, j'y vais. Allez, salut!

Le sortant, après avoir franchi le portail du ministère: Bon sang! quelle truffe! Le koz'vitt... Comment peut-on croire une pareille bêtise! Quand je raconterai ça aux copains tout à l'heure, on va rigoler! Comment s'appelle-t-il, déjà? Tiens, ce nom me dit quelque chose... Bon sang! il est du même parti que moi!

Second cas: on passe le témoin à un ministre du même bord


On la joue sincère.

Le sortant: Bon, écoute; ça fait un an que je suis là, je viens de me faire virer alors que je commençais juste à m'installer dans la fonction. Autant te dire que j'ai rien vu, rien appris, rien compris. Mais je sais des truc qui vont t'aider.

Le prenant: Super! Vas-y, je t'écoute, je prends tout.

Le sortant: Bon, point numéro 1: le verrou des toilettes du bas. Fais gaffe! Il reste bloqué des fois, et tu te retrouves coincé dans les gogues, à devoir attendre des plombes parce que tu as trop honte qu'un loufiat te voit et raconte tout au Canard enchaîné. Heureusement, tu as une solution. Grâce à ton smartphone, tu peux accéder à ton agenda et modifier des rendez-vous pour faire croire que tu es en déplacement. Ensuite, tu attends la nuit pour fracturer la porte quand l'étage est désert, en faisant gaffe aux caméras de surveillance qui sont ici, ici, et ici.
Point numéro 2: les profiteroles. Elles sont ultra-chargées, j'a fait démarrer une enquête pour vérifier si le cuistot n'est pas un militant du bord d'en face infiltré pour nous rendre obèses, garde-un œil dessus.
Point numéro 3...

En tout, 10 minutes.

Merci Delphine! Grâce à toi, je sais parler en koz'vitt, le langage du militant efficace!

Et comme on dit dans la marine: bon vent bonne mer!

Le Citoyen Sans Parti

mercredi 3 juillet 2013

Merci aux Egyptiens

Bravo au peuple égyptien; il s'est rebellé contre un dictateur il y a deux ans, et sa révolution a été confisquée par une poignée de voyous sous une vague apparence de démocratie. Il se rebelle à nouveau contre une nouvelle tentative de dictature, totalement prévisible et transparente.

Sur l'arrivée de Morsi au pouvoir


Il n'est pas inutile de rappeler que Mohamed Morsi prend la tête d'un parti -le parti de la liberté et de la justice, rien que ça! créé juste après (30/4/2011) le démarrage de la révolution de février 2011. Pourquoi? Parce qu'il est prévu, après la révolution, de rentrer dans la logique classique de l'escroquerie démocratique: faire voter un peuple, mais garder ce vote sous le contrôle des partis. Il fallait donc aux frères musulmans un parti vitrine.

Ensuite, Morsi rappelle qu'il a été élu par 51,73% des voix, majorité au nom de laquelle il déclare qu'il préfère mourir plutôt que se démettre, car il est le représentant légitime de la majorité.

Ce score de 51,73% des voix est exact... si l'on ne tient compte que des bulletins exprimés. Si l'on rajoute les bulletins invalidés et l'abstention, le score de Morsi est de ... 24,2%

Une bien belle légitimité, qui ferait certes envie à Frédéric Lefebvre, mais qui interdit de prétendre représenter le peuple.

Bravo à l'armée


Je dis bravo à l'armée pour avoir soutenu la seconde révolte du peuple égyptien. Puisse-t-elle avoir la sagesse nécessaire pour protéger le peuple des partis politiques, tout en permettant l'émergence d'une vraie démocratie.

Sacré défi! Et tellement inhabituel.

J'entends déjà les bien-pensants des régimes de partis hurler au loup. Je rappelle que les pires dictatures du 20ème siècle se sont établies grâce aux partis, pas grâce aux armées. La seconde guerre mondiale aurait-elle eu lieu, si des armées étaient intervenues pour empêcher la mise en place de dictatures?

Ne leur donnons pas de chèque en blanc. Mais suivons cela de près, et croisons les doigts pour que leur horizon s'éclaircisse.

Le Citoyen Sans Parti

vendredi 28 juin 2013

La retraite vu par l'œil quasi-aveugle de la pensée unique

Hervé Gardette, dans son émission "du grain à moudre", revenait sur le problème des retraites. une fois de plus, la seule réponse des invités était de reproduire ce qui se fait depuis des lustres, en se disputant sur la manière dont il fallait régler le curseur entre retraite par répartition et retraite par capitalisation.

La conclusion, en résumé, était la suivante: notre système est excellent. Son manque de financement provient d'un manque de cotisation qu'il suffit de régler par une fuite en avant dans la consommation. Et ils comptaient sur les partis pour impulser un vrai programme de relance de cette consommation.

Voici ma réponse. On peut penser que j'ai tort, cela m'importe peu. On ne doit pas penser qu'eux ont raison.

"Hello Hervé

Je suis consterné par vos invités. Ils représentent le début du xxème siècle.

Le fond du problème est le suivant: nous vivons aujourd'hui sur une conception de l'économie héritée de Bismarck: l'économie de surplus.

Au début du xxème siècle, la mécanisation et la disponibilité énergétique ont entraîné une réduction drastique des coûts de production qui a permis à l'économie de dégager des surplus. Ces surplus ont financé un début de protection sociale. Mais les dépenses sociales de l'époque -éducation, santé, retraite, chômage- étaient limitées: études courtes, espérance de vie à peine au-dessus de l'âge de la retraite...

La seconde guerre mondiale a permis là encore un fort développement du monde industriel (c'est triste, mais c'est ainsi) qui a permis au CNR de mettre en œuvre son programme social.

Aujourd'hui, nous demandons au secteur marchand de dégager des surplus de plus en plus élevés:
- allongement de la durée des études (coûts de l'éducation)
- allongement de la durée de la vie
- santé
- et rémunération excessive des actionnaires
alors que la part du secteur marchand dans l'ensemble des besoins économiques diminue -sans compter cette stupide concurrence avec les pays à bas coût de main d'œuvre, et la production excessive de carbone liée à l'importation de biens depuis lesdits pays.

Consommons plus! Détruisons la planète!

La seule réponse des militants est: croissance! Plus de secteur marchand dégagera plus de surplus pour financer plus de social! Il suffit donc de consommer plus.

C'est voué à l'échec puisque les surplus du secteur marchand diminuent, mais les besoins de financement du secteur "social" augmentent, et ce mouvement continuera:
- le sens de l'histoire va vers une prédominance du secteur "social"; on veut tous vivre plus longtemps, être mieux formé, et en bonne santé.
- les consommations de ressources naturelles qui sont à la base du secteur marchand ne peuvent progresser massivement -ce serait de la folie écologique.

La seule bonne question à se poser est: comment abandonner l'économie de surplus héritée de la révolution industrielle pour passer à une économie de besoins?

Juste une question de modèle. Mais une question qui demande la capacité à inventer, pas la capacité à reproduire (mal) des schémas plus que centenaires. Les pistes sont assez simples si l'on part dans cet esprit. Son financement n'est même pas compliqué.

Naturellement, vos invités sont libres de penser que les partis et leurs militants vont résoudre la crise en encourageant la croissance.

Mais soyons sérieux: qui peut y croire?"

Le Citoyen Sans Parti

mercredi 26 juin 2013

Le Front républicain: l'autre nom de la bêtise

Le candidat UMP élu brillamment


Encore une élection qui fait honneur aux partis politiques: le candidat UMP est élu avec 28,7% des voix. Sachant qu'il y a eu 47,53% d'abstention et 7,38% de blancs et nuls, cela fait une belle élection avec 12,9% des suffrages exprimés. Mais l'individu s'exprime désormais au nom de tous.

Bravo l'UMP!

Le Front républicain, tarte à la crème des incompétents


Ce qui compte n'est pas de gagner minablement. Ce qui compte, c'est ce sursaut citoyen, ce réflexe salutaire, le Front républicain.

Voire!

Quel est, EN APPARENCE, l'argument fondamental de l'existence du Front républicain? il s'agit bien sûr de jouer sur la culpabilité des électeurs: "Vous n'allez tout de même pas voter pour ces gens-là! Regardez comme nous nous embrassons entre PS et UMP pour empêcher l'attribution d'un mandat au Front national! C'est pour votre bien..."

La réalité est bien différente. Supposons que le PS ou l'UMP mette en œuvre une politique efficace, capable de faire baisser le chômage, de relancer l'économie, de rassurer la société. Dans de telles conditions, nous voterions pour eux. Pourquoi se priver de gens efficaces et compétents? Il n'y aurait d'ailleurs pas d'alternance, et tout le monde se satisferait de l'existence des partis; ceux qui sont efficaces, ceux d'en face qui contribueraient au débat d'idées.

Assez plaisanté.

la réalité est que les partis sont incapables de produire des résultats. L'appel au Front républicain se traduit en fait par: "Nous comprenons que vous ne votiez pas pour nous; nos résultats sont mauvais, et n'importe qui connaissant plus de 80 mots de vocabulaire est capable de se rendre compte du gâchis que nous représentons. Nous ne pouvons pas faire appel à notre bilan ou à votre intelligence pour voter pour nous.

Il nous reste à jouer sur vos peurs...

Enlevez l'intelligence, il reste la peur


Votez pour nous, ou le croquemitaine vous emportera! Votez pour nous, ou vous serez tous entraînés dans une catastrophe nationale.

Nous sommes mauvais toujours, malhonnêtes souvent, mais nous sommes vos seuls recours. Et puis, nous sommes habitués à cette vie confortable aux frais de la République. Ne nous en privez pas!"

le seul Front républicain qui vaille est celui qui unira les démocrates contre les partis politiques.

Le Citoyen Sans Parti

lundi 17 juin 2013

Lefebvre et Habib promoteurs de la vraie démocratie

De vrais représentants


J'ai annoncé les pitoyables scores qui ont permis à Frédéric Lefebvre et Meyer Habib d'être élus députés, et de décider de notre avenir, avec respectivement 7,3% des inscrits et 4.7% des inscrits. Curieusement, Frédéric Lefebvre préfère annoncer qu'il a été élu avec 53,86% des suffrages exprimés. Il est certain que c'est plus valorisant!

Question: quel est le minimum en dessous duquel le ridicule tue?


Apparemment, 7,3% et 4,7% ne sont pas des scores suffisamment ridicules. 3% serait-il un score acceptable? 2% ? 1% ? Et pourquoi pas 0% ?

La démocratie à 0% de matière partisane


Il est intéressant de réaliser qu'un individu tiré au sort, ce qui est la seule garantie de la vraie démocratie, aurait été élu par 0% des inscrits, soit à peine moins que Frédéric Lefebvre et Meyer Habib.

En fait, cela revient à dire que l'alibi de la représentativité brandi par les partis politiques est nul et non avenu. Ces individus ne représentent personne, n'intéressent personne, mais ont simplement réussi à confisquer les chemins d'accès à la députation.

On voit par là que moins les candidats ont de voix, plus on se rapproche de la démocratie.... à condition que chacun puisse être élu. Frédéric Lefebvre et Meyer Habib promoteurs de la vraie démocratie... malgré eux!

Foutons les partis dehors!

Le Citoyen Sans Parti

vendredi 14 juin 2013

L'abbé Siéyès: un précurseur

Je vous livre, sans le commenter, ce passionnant discours de Siéyès qui devrait figurer dans tous les cours d'éducation civique.

Notez-en la date!

« Les peuples européens modernes ressemblent bien peu aux peuples anciens. Il ne s’agit parmi nous que de commerce, d’agriculture, de fabriques, etc. … Le désir des richesses semble ne faire de tous les états de l’Europe que de vastes ateliers : on y songe bien plus à la consommation et à la production qu’au bonheur. Aussi les systèmes politiques aujourd’hui sont exclusivement fondés sur le travail ; les facultés productives de l’homme sont tout ; à peine sait-on mettre à profit les facultés morales, qui pourraient cependant devenir la source la plus féconde des plus véritables jouissances. Nous sommes donc forcés de ne voir, dans la plus grande partie des hommes, que des machines de travail. Cependant vous ne pouvez pas refuser la qualité de citoyen, et les droits du civisme, à cette multitude sans instruction qu’un travail forcé absorbe en entier. Puisqu’ils doivent obéir à la loi tout comme vous, ils doivent aussi, tout comme vous, concourir à la faire. Ce concours doit être égal.

Il peut s’exercer de deux manières. Les citoyens peuvent donner leur confiance à quelques-uns d’entre eux. Sans aliéner leurs droits, ils en commettent l’exercice. C’est pour l’utilité commune qu’ils se nomment des représentations bien plus capables qu’eux-mêmes de connaître l’intérêt général, et d’interpréter à cet égard leur propre volonté.

L’autre manière d’exercer son droit à la formation de la loi est de concourir soi-même à la faire. Ce concours immédiat est ce qui caractérise la véritable démocratie. Le concours médiat désigne le gouvernement représentatif. La différence entre ces deux systèmes politiques est énorme.
Le choix entre ces deux méthodes de faire la loi n’est pas douteux parmi nous.  » (Discours sur l’organisation du pouvoir législatif et la sanction royale, 7 septembre 1789)


Les raisons de préférer le système (non démocratique) représentatif sont : « Non seulement […] en optant pour la démocratie la France signerait son éclatement, mais encore […] la grande majorité des citoyens n’a ni assez d’instruction ni assez de loisirs pour participer à l’élaboration de la volonté générale. Les lumières, les loisirs : voici établis en deux mots les critères qui ouvrent l’accès aux affaires publiques. » (Note sur le discours sur l’organisation…, édition de la Pléiade)

On rechercherait en vain un tel niveau d'intelligence dans la classe politique actuelle... Simplement, depuis 1789, la formation des citoyens et la technologie rendent possibles la démocratie, structurellement inconcevable à l'époque de Siéyès.

Qu'attendons-nous pour nous débarrasser des partis?

Le Citoyen Sans Parti

La preuve de la démocratie par les Français de l'étranger

Les députés de l'étranger: de vrais représentants


Deux élections législatives ont eu récemment lieu, dans les circonscriptions qui représentent les Français de l'étranger.

Circonscription de l'Amérique du Nord


Nombre d'inscrits: 151793
Nombre de suffrages exprimés: 20380
Elu: Frédéric, Lefebvre, avec 10937 voix, soit 7,2% des inscrits...

Circonscription de Chypre, Grèce, Italie, Israël, Jérusalem, Malte, Turquie


Nombre d'inscrits: 111731
Nombre de suffrages exprimés: 8933
Elu: Meyer Habib, avec 4767 voix, soit 4,3% des inscrits...

Quelques remarques


La représentativité

Il y a des individus qui considèrent que le système électoral permet une vraie représentativité; les élections législatives des Français de l'étranger sont peut-être caricaturales, mais parfaitement symptomatiques et révélatrices de la bêtise du système électoral basé sur les partis politiques.

Là où il y a partis, il n'y a pas démocratie.

L'indépendance

Un fait curieux:Meyer Habib possède la double nationalité franco-israélienne, et fut/est conseiller du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou (voir Ouest France du 11/06, ou wikipedia). N'y a-t-il pas clairement un problème d'indépendance pour ce député de la France ? Mais il est militant à l'UDI, ce qui autorise tout.

Cela met clairement en évidence le problème de la double nationalité. Mais c'est un autre sujet.

Pour ceux qui veulent rire: les élections des Français de l'étranger sont toutes disponibles ici.

Conclusion


Quelle fierté de voir que des militants vont pouvoir prétendre représenter plus de la moitié des citoyens en ayant obtenu 4,7% des voix....

Il est vrai que les militants sont au-dessus des citoyens, et de la démocratie. Soyons contents de procurer, par nos impôts, de quoi vivre largement à ces individus qui nous sont tellement supérieurs, et dont l'action nous est tellement bénéfique.

Le Citoyen Sans Parti